La réforme de la Communauté économique des Etats de l'Afrique centrale (CEEAC) a été validée ce mercredi à l'issue de la 9e session extraordinaire des chefs d'Etat des pays membres de cette institution d'intégration régionale tenue dans la capitale gabonaise, indique le communiqué final publié à l'issue des travaux.

Le sommet de Libreville a modifié le traité instituant la CEEAC pour le moderniser et l'adapter au contexte actuel. Les onze pays membres ont six mois pour ratifier ce nouveau traité, selon le communiqué.

Le secrétariat général de la CEEAC disparaît et se voit rebaptisé "commission de la CEEAC". Un engagement fort a été pris pour assurer l'autonomisation financière de l'institution. Les pays membres sont encouragés à collecter et à reverser à la commission la taxe communautaire d'intégration (TCI).

Durant la période de transition, tout le personnel actuel restera en poste. Le prochain sommet de la CEEAC est prévu durant le premier semestre de l'année 2020.

Les documents adoptés à Libreville portent notamment sur le protocole du traité instituant la commission de la CEEAC, le Conseil de paix et de sécurité de l'Afrique centrale (COPAX), le règlement financier, le cadre organique, et le statut du personnel révisé de la Communauté.

La CEEAC regroupe onze Etats membres à savoir l'Angola, le Burundi, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo-Brazzaville, le Gabon, la Guinée équatoriale, la République démocratique du Congo (RDC), le Rwanda, São Tome et Principe, et le Tchad. Tous ces Etats représentent plus de 6,6 millions de km² et un marché de 187 millions de consommateurs.

Source : http://french.xinhuanet.com/afrique